Des territoires variés

Une attractivité, moteur de la croissance démographique régionale

Description : carte_auvergne.pngAvec plus de 1,36 million d'habitants en 2013, l’Auvergne est la 19ème région métropolitaine. Entre 2007 et 2014, elle a gagné environ 20 000 habitants, uniquement grâce aux échanges migratoires avec l'Ile-de-France et les régions voisines (principalement Rhône-Alpes). Si cette tendance devait perdurer, la population auvergnate pourrait progresser de 8% d'ici à 2040, soit un gain de plus de 108 000 habitants.

Aujourd'hui, les agglomérations de Clermont-Ferrand, Vichy, Montluçon, le Puy-en-Velay, Aurillac et Moulins rassemblent, à elles seules, plus de 830 000 auvergnats soit 61% de la population.

 

Une région qui reste marquée par son passé industriel et agricole

En 2011, l'Auvergne compte environ 545 000 emplois avec une orientation marquée vers l'emploi public (27% du total contre 24% en France) et l'agriculture (environ 30 000 emplois). De même, les activités industrielles sont très présentes (plus de 80 000 salariés soit 26% du total contre 18% en France), avec une spécialisation historique (caoutchouc-plastique, métallurgie et fabrication de produits métalliques ou agroalimentaire).

Les 5 principaux employeurs

- Michelin (Clermont-Fd)
- CHU Gabriel Montpied (Clermont-Fd)
- Conseil général du Puy-De-Dôme (Clermont-Fd)

- Ville de Clermont-Ferrand (Clermont-Fd)
- Centre Hospitalier (Moulins)


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A contrario, le secteur tertiaire apparaît sous-représenté dans l'emploi salarié, quoique largement majoritaire (64% du total). C'est le cas des activités scientifiques et techniques et, plus globalement, du soutien aux entreprises (nettoyage, sécurité, intérim…). A noter, toutefois, la bonne tenue de l'emploi dans le commerce au sens large et la sur-représentation du secteur de l'administration, enseignement, santé, action sociale (+1,8% par an sur les 5 dernières années).

La nature des principales activités régionales est pour partie à l'origine du profil atypique des salariés avec un déficit de cadres, de diplômés du supérieur ou d'emplois dans les fonctions de gestion, prestations intellectuelles, et conception-recherche.

 

Une région moins touchée par le chômage

L'Auvergne fait partie des cinq régions françaises où le taux de chômage dans la population active est inférieur à 9% en 2014 (9,9% en moyenne métropolitaine). La région comptait, néanmoins, plus de 100 600 demandeurs d'emploi à la fin du mois de décembre (en hausse de 6,2% sur un an contre +6,4% en moyenne nationale).

 

Des jeunes mieux formés et moins souvent sans diplôme

A la rentrée 2014, les collèges et lycées de la région accueillaient plus de 105 500 élèves et les établissements de l'enseignement supérieur près de 45 000 étudiants, dont près de 30 000 dans les deux universités (rentrée 2012). L'apprentissage a concerné plus de 9 000 jeunes.

Par ailleurs, les jeunes auvergnats présentent un taux de scolarisation plus élevé que la moyenne nationale, dans le secondaire comme dans le supérieur, des résultats aux examens plus favorables (89% de réussite à l'ensemble des Bac contre 87%, 85% contre 84% au CAP) et une moindre part de jeunes sans diplôme ne poursuivant pas leurs études (10% contre 12%).

Une croissance démographique atone

Description : carte_03.pngAvec environ 343 000 habitants en 2013, l’Allier est le 2ème département auvergnat le plus peuplé (le 68ème français). Entre 2007 et 2014, la population s'est maintenue (contre +0,2% en Auvergne). Si cette tendance devait perdurer, la population élavérine pourrait, toutefois, reculer de 1% d'ici à 2040 (perte d'environ 5 000 habitants).

Aujourd'hui, sa population tend à se concentrer et à s'organiser autour de trois zones urbaines, Vichy, Montluçon et Moulins, qui rassemblent, à elles seules, plus de 220 000 élavérins soit 65% de la population.

 

Une activité commerciale plus soutenue qu'en Auvergne

En 2011, l'Allier comptait environ 131 000 emplois dont la répartition se situe globalement dans la moyenne régionale. Ainsi, le département montre une orientation vers l'emploi public (28% du total, 27% en Auvergne) et reste très marqué par le poids de l'agriculture (environ 7 000 emplois). De même, les activités industrielles sont présentes (près de 19 000 salariés soit 26% du total comme en région), avec une spécialisation dans les secteurs de l'agroalimentaire, de la fabrication de produits métalliques, de la chimie ou de la fabrication de produits informatiques et électroniques.

Les 5 principaux employeurs
- Centre Hospitalier (Moulins)
- Centre Hospitalier (Vichy)
- Conseil général de l'Allier (Moulins)
- Centre Hospitalier (Montluçon)
- SAGEM Défense (Domérat)

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Le secteur tertiaire est largement majoritaire (65% du total) comme en région. Le département se distingue par la présence marquée du commerce (19% des emplois contre 17% en région) et des activités liées à l'emploi et à l'inverse, par la légère sous-représentation de l'administration, enseignement, santé, action sociale (en hausse tout de même de 1,7% par an sur les 5 dernières années).

La nature des principales activités départementales est pour partie à l'origine du profil des salariés élavérins qui se démarque de la moyenne régionale par un déficit de cadres, de diplômés du supérieur ou d'emplois dans les fonctions essentiellement de prestations intellectuelles et de conception-recherche.

 

Une situation du chômage préoccupante

Avec un taux de chômage dans la population active de 10,6% en 2014, l'Allier fait partie du dernier tiers du classement des départements français (67ème sur 96) et excède de 1,7 point le taux régional (8,9% en Auvergne). Le département comptait plus de 27 300 demandeurs d'emploi à la fin du mois de décembre soit une hausse de 6,7% sur un an (+6,2% en Auvergne).

 

Des jeunes moins formés et plus souvent sans diplôme

A la rentrée 2014, les collèges et lycées du département accueillaient près de 25 800 élèves (+1,5% sur 5 ans). L'apprentissage rassemblait environ 2 100 jeunes et l'enseignement supérieur plus de 4 000 étudiants. A noter qu'une partie des jeunes sont scolarisés dans le supérieur hors du département : par exemple 16% des nouveaux bacheliers des universités clermontoises viennent de l'Allier.

Les jeunes élavérins présentent un taux de scolarisation plus faible que la moyenne, et ce dès l'âge de 16 ans (95% contre 96% pour les 15-17 ans, 42% contre 52% pour les 18-24 ans), et des résultats aux examens moins favorables (taux de réussite en repli de 2,7 points pour l'ensemble des Bac, de 1,9 point pour le CAP).

Une population rurale et vieillissante

Description : carte_15.pngAvec moins de 148 000 habitants en 2013, le Cantal est le département auvergnat le moins peuplé (le 96ème français). Entre 2007 et 2014, la population a reculé de 0,2% (contre +0,2% en Auvergne). Si cette tendance devait perdurer, la population cantalienne pourrait reculer de 1% d'ici à 2040 (perte d'environ 2 000 habitants).

Aujourd'hui, le territoire est fortement rural, sa densité reste limitée à 26 habitants au km2 (la moitié de la densité régionale), les trois zones urbaines d'Aurillac, Saint-Flour et Mauriac ne rassemblant que 83 000 cantaliens soit 56% de la population.

 

Un passé agricole très présent et le poids de l'emploi public

En 2011, le Cantal comptait environ 62 000 emplois dont la répartition est relativement atypique avec : une orientation importante vers l'emploi public (30% du total contre 27% en Auvergne) et l'agriculture (13% contre 6% soit plus de 8 000 emplois). A l'inverse, le secteur industriel est très en retrait (environ 4 600 salariés soit 16% du total contre 26% en région).

Les 5 principaux employeurs
- Centre Hospitalier (Aurillac)
- Conseil général du Cantal (Aurillac)

- Ville d'Aurillac (Aurillac)
- Association de service à domicile du Cantal (Aurillac)
-
Centre Hospitalier (Saint-Flour)

 

Le secteur tertiaire est largement majoritaire (70% du total), plus encore qu'en région (65%). Le commerce et surtout l'administration, enseignement, santé, action sociale sont particulièrement présents sur le territoire. Ce dernier secteur est même le seul à avoir connu des évolutions récentes remarquables (hausse de l'emploi de 1,6% par an sur les 5 dernières années).

La nature des principales activités du département explique pour partie le profil des salariés cantaliens qui se démarque de la moyenne régionale par un déficit de cadres et de professions intermédiaires, de diplômés du supérieur ou d'emplois dans les fonctions de conception-recherche et par une sur-représentation des agriculteurs ou artisans, des actifs de niveau inférieur au CAP ou des emplois relevant des fonctions de la production concrète (principalement l'agriculture et la construction).

 

Un département peu touché par le chômage

Avec un taux de 6,5% dans la population active en 2014, le Cantal est le deuxième département français le moins touché par le chômage, à 2,4 points en dessous du taux régional (8,9% en Auvergne). Le département comptait, néanmoins, près de 8 100 demandeurs d'emploi à la fin du mois de décembre, soit une hausse de 5,3% sur un an (+6,2% en Auvergne).

 

Des jeunes plus présents sur les filières professionnelles ou technologiques

A la rentrée 2014, les collèges et lycées du département accueillaient près de 10 000 élèves (-0,5% sur 5 ans). L'apprentissage rassemblait environ 900 jeunes et l'enseignement supérieur plus de 1 400 étudiants. A noter qu'une partie des jeunes sont scolarisés dans le supérieur hors du département : par exemple 6% des nouveaux bacheliers des universités clermontoises viennent du Cantal.

Les jeunes cantaliens présentent un taux de scolarisation dans la moyenne jusqu'à 18 ans, mais plus faible au-delà (41% contre 52% pour les 18-24 ans), et des résultats aux examens moins favorables (taux de réussite supérieur de 0,9 point pour le CAP mais en repli de 0,6 point pour l'ensemble des Bac et de 9 points pour les BTS). A noter enfin que les jeunes du département font face à des difficultés de lecture nettement supérieures (9,8% des jeunes accueillis lors des JDC contre 7,2%).

Des échanges migratoires avec Rhône-Alpes, moteurs de la croissance démographique

Description : carte_43.pngAvec environ 226 000 habitants en 2013, la Haute-Loire est le 3ème département auvergnat le plus peuplé (le 85ème français). Entre 2007 et 2014, la population a progressé de 0,4% (contre +0,2% en Auvergne). Si cette tendance devait perdurer, la population altiligérienne pourrait progresser de 18% d'ici à 2040 (+40 000 habitants), notamment en raison de sa proximité avec Saint-Etienne (aujourd'hui, environ 30 000 personnes du Nord-Est du département sont rattachées à la zone d'influence de Saint-Etienne).

Territoire fortement rural, les trois zones urbaines du Puy-en-Velay, de Brioude et d'Yssingeaux rassemblent 96 000 altiligériens soit 42% de la population.

 

Une forte empreinte de l'activité industrielle et agricole

En 2011, la Haute-Loire comptait plus de 91 000 emplois dont la répartition est relativement atypique avec : une faiblesse relative de l'emploi public (25% du total contre 27% en Auvergne) mais une agriculture encore bien présente (7% contre 6% soit plus de 6 000 emplois) et des activités industrielles très présentes (près de 15 000 salariés soit 31% du total contre 26% en région) par le biais notamment des secteurs du caoutchouc-plastique, de la fabrication de produits métalliques, de la fabrication de textiles, de l'agroalimentaire ou de la fabrication de matériels de transport.

Les 5 principaux employeurs
- Centre Hospitalier (Puy-en-V.)
- Conseil général de Haute-Loire (Puy-en-V.)

- Association hospitalière Ste Marie (Puy-en-V.)
- Manufacture de pneumatiques Michelin (Blavozy)
- Valéo
(Sainte-Florine)

 

Le secteur tertiaire est majoritaire (60% du total), moins nettement cependant qu'en région (65%), avec un déficit dans le commerce, transport, hébergement, restauration, et les activités scientifiques, techniques ou de soutien aux entreprises (nettoyage, sécurité, intérim…), au contraire de l'administration, enseignement, santé, action sociale dont l'emploi est en hausse de 2,5% par an sur les 5 dernières années.

En lien avec la nature des principales activités départementales, le profil des salariés altiligériens se démarque de la moyenne régionale par un déficit de cadres ou d'emplois dans les fonctions de prestations intellectuelles et de conception-recherche et par une sur-représentation des agriculteurs, artisans et ouvriers ou des emplois relevant des fonctions de la production concrète comme l'agriculture et la fabrication.

 

Un chômage limité à la croissance contenue

Avec un taux de chômage dans la population active de 8,5% en 2014, la Haute-Loire fait partie du premier tiers du classement des départements français (21ème sur 96) à 0,4 point en dessous du taux régional (8,9% en Auvergne). Le département comptait près de 9 600 demandeurs d'emploi à la fin du mois de décembre, soit une hausse limitée à 3,5% sur un an (+6,2% en Auvergne).

 

Des jeunes plus souvent orientés vers les spécialités de la production

A la rentrée 2014, les collèges et lycées du département accueillaient près de 18 800 élèves, soit une hausse de 4,4% sur 5 ans en lien avec les flux migratoires enregistrés sur la période. L'apprentissage rassemblait environ 1 600 jeunes et l'enseignement supérieur plus de 1 700 étudiants. A noter qu'une partie des jeunes sont scolarisés dans le supérieur hors du département, notamment dans les universités clermontoises (6% des nouveaux bacheliers viennent de la Haute-Loire) ou stéphanoises.

Les jeunes altiligériens présentent un taux de scolarisation proche de la moyenne jusqu'à 18 ans, mais plus faible au-delà (43% contre 52% pour les 18-24 ans), et des résultats aux examens plus favorables (taux de réussite supérieur de 1,6 point pour l'ensemble des Bac et de 3 points pour les BTS).

Une croissance démographique qui s'appuie sur l'attractivité de Clermont-Ferrand

Description : carte_63.pngAvec plus de 638 000 d'habitants en 2013, le Puy-de-Dôme est le département auvergnat le plus peuplé (le 38ème français). Entre 2007 et 2014, la population a progressé de 0,4% (contre +0,2% en Auvergne). Si cette tendance devait perdurer, la population puydômoise pourrait progresser de 12% d'ici à 2040 (gain d'environ 76 000 habitants).

Territoire partiellement rural, sa densité est de 80 habitants au km2 contre 52 en moyenne régionale mais 104 au national. Sa population tend à se concentrer dans les zones urbaines, en particulier dans l'aire de Clermont-Ferrand qui rassemble 470 000 puydômois, soit 74% du total départemental et 35% de la population régionale.

 

Des activités industrielles spécifiques et un poids important des services

En 2011, le Puy-de-Dôme comptait environ 264 000 emplois dont la répartition est relativement atypique avec : l'emploi public dans la moyenne régionale, une plus faible activité agricole (4% contre 6%, soit environ 9 000 emplois) et une industrie dont la spécificité se manifeste plus par son orientation (secteur du caoutchouc-plastique, industrie pharmaceutique, fabrication de produits métalliques, fabrication de boissons) que par son poids (près de 43 000 salariés soit 26% du total comme en région).

Les 5 principaux employeurs
- Manufacture de pneumatiques Michelin (Clt-Fd)
- CHU Gabriel Montpied
(Clt-Fd)
- Conseil général du Puy-de-Dôme (Clt-Fd)
- Ville de Clermont-Ferrand (Clt-Fd)
- Aubert & Duval (Les Ancizes-Comps)

 

Le département et la région rassemblent une même part de l'emploi dans le commerce, transport, hébergement, restauration et, plus généralement dans le secteur tertiaire (environ 65% du total). Le Puy-de-Dôme se différencie, cependant, par le moindre poids de l'administration, enseignement, santé, action sociale et, à l'inverse, par celui plus marqué des activités scientifiques, techniques et de soutien aux entreprises (nettoyage, sécurité, intérim…).

En lien avec la nature des principales activités départementales, le profil des salariés puydômois se démarque de la moyenne régionale par un déficit d'agriculteurs, d'actifs sans diplôme ou d'emplois dans les fonctions de la production concrète comme l'agriculture et la construction, et par une sur-représentation des cadres, des diplômés du supérieur ou des emplois dans les fonctions de gestion, prestations intellectuelles et surtout conception-recherche.

 

Un chômage limité mais qui s'accroît plus rapidement que la moyenne

Avec un taux de chômage dans la population active de 8,7% en 2014, le Puy-de-Dôme fait partie du premier tiers du classement des départements français (25ème sur 96) à 0,2 point en dessous du taux régional (8,9% en Auvergne). Le département comptait plus de 49 100 demandeurs d'emploi à la fin du mois de décembre, soit une hausse de 6,9% sur un an (+6,2% en Auvergne).

 

Des jeunes mieux formés et moins souvent sans diplôme

A la rentrée 2014, les collèges et lycées du département accueillaient plus de 51 000 élèves (+3,2% sur 5 ans). L'apprentissage rassemblait environ 4 300 jeunes et l'enseignement supérieur près de 38 000 étudiants. A noter qu'une partie des jeunes sont scolarisés dans le supérieur hors du département (CPGE, universités, écoles d'ingénieur…) et que, réciproquement, les étudiants clermontois ne sont pas tous initialement des résidents du département (40% des nouveaux étudiants clermontois viennent du département, 32% d'une autre région ou de l'étranger).

Les jeunes puydômois présentent un taux de scolarisation dans la moyenne ou supérieur, en particulier pour les 18-24 ans (59% contre 52%), ainsi que des résultats aux examens légèrement plus favorables (taux de réussite supérieurs de 0,7 point pour le CAP, 1 point pour l'ensemble des Bac et 0,3 point pour le BTS).

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